Le Musée d’Afrique Centrale centenaire

VRT
sam. 01/05/2010 - 18:52 Inauguré le 30 avril 1910 par le roi Albert Ier, ce musée royal installé à Tervuren (Brabant flamand) est l’un des plus visité en Belgique et réputé dans le monde entier, notamment en tant qu’institut de recherche scientifique consacré à l’Afrique. Son 100e anniversaire était célébré ce vendredi soir avec une grande fête populaire dans le parc de Tervuren, de la musique congolaise et un feu d’artifice.

Le parc historique de Tervuren qui entoure le Musée royal de l’Afrique Centrale accueille actuellement une exposition de photos consacrée aux 100 ans de l’institut de recherche scientifique et du musée de renommée internationale.

Selon son directeur, Guido Gryseels, le Musée a connu plusieurs métamorphoses au cours du centenaire écoulé. « Nous avons évolué d’un musée qui avait pour tâche essentielle de faire la propagande et la promotion des activités coloniales de la Belgique en Afrique Centrale au plus important centre de référence au monde sur l’Afrique Centrale ».

Le Musée accueille actuellement une exposition sur le fleuve Congo. Dès le 11 juin, il abritera plusieurs expositions à l’occasion des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance du Congo.

En 2012 et 2013, le musée sera rénové en profondeur et réactualisé. Il sera fermé au public pendant ces deux années. Des expositions temporaires seront alors proposées au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar).

Des collections remarquables

Le Musée royal de l’Afrique Centrale trouve son origine dans l’exposition universelle de 1897. Il fut cependant inauguré fin avril 1910, par le roi Albert Ier.

Depuis un siècle, il a pour mission de conserver et gérer des collections remarquables, de mener des recherches scientifiques et de diffuser ces connaissances vers le grand public. Le Musée entend aussi stimuler le dialogue interculturel et susciter l’intérêt pour l’Afrique contemporaine.

L’institution occupe actuellement 250 personnes, dont 75 scientifiques actifs dans les domaines de l’anthropologie culturelle, de la zoologie, la géologie, l’histoire, et l’économie agricole et forestière. Elle met aussi des banques de données à la disposition du public, et possède une bibliothèque et un centre de documentation spécialisé, notamment, dans la biodiversité, les sciences humaines et la géologie.