De "faux candidats" pour attirer des voix

Belga
ven. 21/05/2010 - 13:54 De nos jours, toutes les listes électorales contiennent des noms de politiciens qui viennent uniquement compléter les listes ou les soutenir, sans envisager de prester un mandat au niveau fédéral après les élections du 13 juin. Parmi les partis flamands, le CD&V est celui qui compte le moins de "faux candidats".

Depuis maintenant plusieurs années, au fur et à mesure des scrutins qui se tiennent dans notre pays, un phénomène semble s’ancrer dans les habitudes électorales. Ainsi, nombreux sont les mandataires qui se présentent sur une liste politique dans le but d’attirer des voix alors qu’ils sont en fonction dans un autre parlement du pays.

Cette année encore, de nombreux mandataires flamands et européens se retrouvent dans les listes pour les prochaines élections législatives, alors qu’ils indiquent d’ores et déjà qu’ils ne passeront pas pour autant au parlement fédéral.

Une autre catégorie de ces "faux candidats" est constituée de ceux qui se présentent comme candidat pour le Sénat, mais qui, après le 13 juin, veulent combiner leur fonction de parlementaire flamand avec celle de sénateur communautaire. Les sénateurs communautaires ne sont aucunement liés aux élections fédérales, mais sont désignés par le parlement d’une des Communautés.

C'est par exemple le cas de Bart De Wever et de Filip Dewinter (photo), tous deux députés flamands, têtes de liste pour le Sénat, et éventuels candidats pour une fonction de sénateur communautaire. 

La rédaction de la VRT a fait le compte. Parmi les partis flamands, le SP.A compte le plus de "faux candidats" avec 9 politiciens, viennent ensuite la N-VA et le Vlaams Belang (8), suivis de l’Open VLD, du LDD et de Groen ! (5). Enfin le CD&V est le parti qui en compte le moins, avec seulement 2 candidats.