"Si je suis victime d’un accident demain, ce ne sera pas un accident" Auteur: Eric Steffens

mar. 05/12/2017 - 10:59 Eric Steffens "La culture de la peur entoure toujours le dossier des Tueurs du Brabant". C’est ce qu’a affirmé lundi à la VRT Me Geert Lenssens, l’avocat du frère de l'ancien gendarme aujourd'hui décédé et considéré comme le "Géant" de la bande. "Nous supposons que les membres de la bande sont toujours vivants. Je n’ai pas peur mais s’il devait m’arriver un accident demain, ce ne sera pas un accident".

Le frère de Christiaan Bonkoffsky, l'ancien gendarme aujourd'hui décédé et considéré comme le "Géant" des tueurs du Brabant, a une nouvelle fois été entendu par les enquêteurs, la semaine dernière.

L'homme collabore à l'enquête selon Me Lenssens et aurait fourni aux enquêteurs deux indices précieux sur les pistes à suivre.

La justice explore la piste Christiaan B. depuis février 2017. Il était alors apparu lors d'une émission télévisée que David Van de Steen, une des victimes des tueurs du Brabant, avait été contacté par quelqu'un l'ayant renseigné à propos de l'ancien gendarme.

Christiaan B. Ce dernier aurait confié en 2015 à son frère sur son lit de mort qu'il faisait partie de la bande des tueurs du Brabant. L'homme appartenait au début des années '80 au Groupe Diane, l'unité d'élite de la gendarmerie.

L’avocat du frère du géant ne veut pas dire grand-chose, mais selon lui il ne fait aucun doute qu’il y a une nouvelle piste sur la table. "Les déclarations de mon clients sont complémentaires à celles de l’avocat Jef Vermassen" a déclaré Me Lenssens dans l’émission "De afspraak" (VRT). Il semble que la piste se dirige de plus en plus clairement vers l’ancienne gendarmerie mais l’avocat ne veut pas confirmer cette piste.

Selon le frère du géant, il est fort probable que Bonkoffsky a également fait des déclarations sur les "Tueurs du Brabant" à d'autres personnes. "Mais il y a encore une culture de peur autour de ce dossier. On le voit avec ceux qui disposent d’informations, mais qui n'osent pas les divulguer".

"Moi-même, je n'ai pas peur, je ne fais que mon travail", a dit l'avocat. "Mais j'ai déjà dit à mes employés que si un accident devait m'arriver demain ou si je devais me suicider, ce ne serait ni un accident ni un suicide. Je pense qu'il y a encore des membres de la bande des Tueurs qui sont vivants. Or, nous savons tous de quoi ils sont capables. Il s'est passé tant de choses dans ce dossier. Cela frise l'impossible".

L'avocat souligne toutefois qu'il n' a pas encore reçu de menaces concrètes.