La violence liée à la drogue inquiète le port anversois Auteur: A.Fr.

sam. 12/08/2017 - 12:03 A.Fr. Les sociétés actives au port d’Anvers sont inquiètes face à une montée de la violence liée au trafic de drogues dans la métropole. C’est ce qu’indique ce samedi le quotidien Gazet van Antwerpen. Jeudi, un travailleur de DP World a été la cible de tirs à Schoten (province anversoise), au lendemain de la saisie d’une tonne de cocaïne au terminal du port.

Deux suspects ont été interpellés mercredi alors qu'ils venaient prendre possession d'un conteneur au terminal DP World dans le port d'Anvers. Une tonne de cocaïne (photo archives) a été retrouvée dans le conteneur. Le lendemain, un travailleur de DP World était la cible de tirs à Schoten.

Reporters

La police fédérale étudie un lien éventuel entre la saisie de stupéfiants et la fusillade, rapportent ce samedi Het Laatste Nieuws et Gazet van Antwerpen. Le parquet d'Anvers ne fait aucun commentaire.

La victime travaillait comme planificateur chez DP World et déterminait l'endroit sur le quai où doivent être placés les conteneurs déchargés. Pour des bandes de trafiquants de drogues, cette fonction constitue un poste clé pour récupérer facilement de la cocaïne dans les conteneurs.

D’après Het Laatste Nieuws, DP World maintient sa confiance en son travailleur. La société a invité ses collaborateurs à communiquer tout mouvement suspect.

Mauvais pour l’image du port

Une série d’incidents liés au trafic de stupéfiants se sont déjà produits par le passé dans le port anversois. Les sociétés qui y sont actives estiment que ces incidents nuisent à l’image de l’entreprise portuaire.

CEPA, la coupole des employeurs dans le port, souhaite réunir tous les partis concernés, pour une concertation. Il s’agirait, notamment, de la justice, du bourgmestre anversois Bart De Wever, de l’échevin du port Marc Van Peel (CD&V) et d’entreprises privées.

"Nous devons voir si la situation est effectivement aussi grave, et si elle est pire que dans d’autres ports", précise Paul Valkeniers, président de la CEPA. "D’autre part, nous devons voir ce que nous pouvons faire et si nous devons faire davantage que ce qui est déjà fait actuellement".


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