La Belgique peut refuser d'accorder un visa à un imam étranger Auteur: Eric Steffens

Belga
mer. 15/03/2017 - 10:46 Eric Steffens Le Conseil du Contentieux des Étrangers a donné raison au secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) quant à son refus de délivrer un visa de longue durée à plusieurs imams étrangers qui souhaitaient se rendre en Belgique pour y prêcher dans des mosquées qui ne sont pas reconnues par l'Etat. "Cela constitue un pas en avant" a déclaré Theo Francken.
Belga

Theo Francken a refusé cette année l'octroi de visas à 12 imams, originaires de Turquie, qui se trouvaient dans ce cas. Dix d'entre eux ont contesté ce refus devant le Conseil du Contentieux des Étrangers, qui vient d'en débouter quatre.

Ceux-ci voulaient prêcher à Bilzen, Gand, Namur et Tamise. Selon le Conseil du Contentieux des Étrangers, la liberté religieuse n'a pas été enfreinte dans ces dossiers, parce que les imams se trouvent à l'étranger et ne tombent donc pas sous l'autorité de l'État belge.

"Le juge a décidé que notre décision était valable et qu'aucune discrimination n’avait été faite “a-t-il déclaré à la VRT. "Cela constitue un pas en avant. Je pense que nous sommes l'un des premiers pays européens à imposer un limitation de l’entrée des imams étrangers".

A noter que les imams ont encore la possibilité d'aller devant le Conseil d'Etat.

Au contraire des mosquées non reconnues, les lieux de culte reconnus sont soumis à une enquête des autorités belges et peuvent bénéficier de subsides.

Les imams qui veulent prêcher dans des mosquées reconnues pourront obtenir un visa mais ils seront cependant sérieusement contrôlés. "Nous voulons faire passer le message aux mosquées qu’elles doivent travailler avec des imams d'ici. Il n’est pas gravé dans la pierre que les mosquées doivent travailler avec des imams étrangers. Pourquoi faut-il nécessairement que des gens du Moyen-Orient viennent ici pour présenter la foi islamique. Je ne comprends pas très bien" a ajouté Theo Francken.

Seule un minorité des mosquées présentes en Belgique sont reconnues. Selon Theo Francken cela réprésente environ 5% d’entre elles.