Un professeur iranien de la VUB condamné à mort Auteur: A.Fr.

ven. 03/02/2017 - 14:55 A.Fr. Le professeur en Médecine Ahmadreza Djalali (photo), qui travaille notamment à l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles, est condamné à la peine de mort en Iran. Officiellement, "parce qu’il travaille avec des états ennemis comme les Etats-Unis et Israël". "Nous devons nous y opposer avec force", déclare la rectrice de la VUB, Caroline Pauwels.

Le professeur iranien en Médecine est lié à l’Université Libre de Bruxelles (VUB) via une formation à une maîtrise et un groupe de recherche en médecine des catastrophes, mis sur pied en collaboration avec l’université italienne de Novara.

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En mai dernier, il ne vint pas donner cours à la VUB. Ses collègues prirent alors contact avec son épouse, qui déclara d’abord qu’il avait eu un accident de voiture et était dans le coma. Mais en octobre, on découvrit que son récit avait été inventé.

Il apparut alors que le professeur iranien de 45 ans avait été arrêté dans son pays d’origine en avril 2016, alors qu’il rejoignait sa famille. Il avait été emmené à Téhéran et placé pendant 7 mois isolé dans une cellule de prison.

"La seule chose que nous savons, via son épouse, est qu’on lui reproche d’avoir collaboré avec des états ennemis", expliquait à la VRT la rectrice de la VUB, Caroline Pauwels. "Mais on ne précise pas quels sont ces états ennemis. On travaille notamment avec les Etats-Unis".

Peur pour l’avenir

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L’épouse d’Ahmadreza Djalali ne voulait pas au départ que l’on parle de son mari, de peur que cela se retourne contre lui. "Mais maintenant que la peine de mort a été prononcée, il faut mettre tous les moyens en œuvre" pour le sauver, explique la rectrice de la VUB. Caroline Pauwels (photo) appelle à l’action.

"Le seul crime qu’il ait commis est d’utiliser sa spécialisation pour aider d’autres personnes", constate la rectrice. "Pour autant que nous puissions juger, il n’a pas bénéficié d’un jugement équitable. C’est une violation des Droits universels de l’Homme. Nous sommes contre le maintien de la peine de mort dans le monde".

L’Université Libre de Bruxelles, tout comme celle de Novara, tirent la sonnette d’alarme, demandant notamment au professeur de cesser une grève de la faim entamée le 26 décembre dernier. Elles suggèrent également au public de signer une pétition sur le site internet change.org.