Le ministre allemand de l’Agriculture déçu par l’attitude de la Belgique Auteur: Eric Steffens

Belga
dim. 06/08/2017 - 12:26 Eric Steffens Le ministre allemand de l’Agriculture Christian Schmidt va appeler lundi son homologue belge Denis Ducarme (MR). Christian Schmidt est déçu par l’attitude de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) qui était au courant depuis juin de la présence de fipronil dans des élevages dû à la contamination d'oeufs produits aux Pays-Bas.

Le ministre allemand de l’Agriculture Christian Schmidt a fait ces déclarations à plusieurs médias allemands dont le site internet T-online.

Pour Christian Schmidt, il y a eu clairement intention malveillante. "J'attends des autorités compétentes qu'elles clarifient cette question rapidement et soigneusement. En particulier la Belgique et les Pays-Bas ont des obligations ici" a ajouté Christian Schmidt dans une interview avec le magazine allemand Bild.

L'Allemagne a été durement touchée dans le scandale. Selon le ministère de l'Agriculture "au moins trois millions d'œufs infectés ont été livrés dans le pays. Plusieurs grandes chaînes de supermarchés, y compris REWE et Aldi, ont retirés des œufs des rayons des magasins.

Un tiers des oeufs consommés en Allemangne sont importés, essentiellementd es Pays-Bas, de Belgique et de Pologne.

Samedi, Katrien Stragier, la porte-parole de l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), a déclaré à la VRT que l'Afsca était au courant depuis début juin déjà qu'il y avait "un problème" dans des élevages dû à la contamination d'oeufs produits aux Pays-Bas.

"Nous sommes au courant depuis début juin qu'il y avait potentiellement un problème de Fipronil dans le secteur avicole".

L'Afsca explique avoir gardé le secret en raison d'une enquête judiciaire pour "fraude" en cours. "Nous avons alors immédiatement démarré une enquête et nous avons également informé le parquet parce qu'il s'agissait d'une possible fraude. A partir de là le secret de l'instruction a commencé à prévaloir", a continué Katrien Stragier. "Nous comprenons que les gens se posent des questions sur la santé publique et essayons de leur répondre".