20.000 hectares de bois menacés en Flandre Auteur: Anne François

ven. 13/09/2013 - 11:12 Anne François Environ 63.000 hectares de forêts se trouvent dans des zones d’habitation, d’industrie ou d’agriculture en Flandre et risquent donc de disparaître. Un petit tiers de ces bois sont très précieux, indique l’Agence pour la Nature et les Forêts. La ministre flamande de l’Environnement, Joke Schauvliege, prévoit des mesures pour protéger les bois les plus précieux.

Des chiffres récents de l’Agence pour la Nature et les Forêts indiquent que 63.000 hectares de forêts en Flandre sont situés dans des zones "étrangères", c’est-à-dire des zones réservées à l’habitation et aux loisirs, des zones industrielles ou des zones agricoles. Un tiers de cette superficie boisée, soit 20.000 hectares, est d’une valeur exceptionnelle.

Ces 20.000 hectares représentent un neuvième de la superficie boisée totale en Flandre (178.000 hectares), qui risquent donc de disparaître.

Belga

La ministre régionale de l’Environnement, Joke Schauvliege (CD&V, photo), veut tenter de protéger ces forêts en introduisant des normes plus strictes en matière de déforestation, et en décrétant ces forêts zone verte. Mais ce n’est pas aussi facile qu’il peut sembler. « Derrière les chiffres, il y a aussi des citoyens qui ont, par exemple, acheté un terrain sur lequel il y a un bois. Nous devons bien étudier ce que nous pouvons faire, et où, et tenir compte de tous les intérêts en jeu », explique la ministre.

Joke Schauvliege veut se concerter avec le ministre de l’Aménagement du territoire, Philippe Muyters (N-VA). "Pour être certaine que les bois de grande valeur puissent être conservés, je vais me concerter avec mon collègue afin de leur donner le statut de zone verte".

Pour les 43.000 hectares de forêts restants, qui sont moins valeureux et moins menacés, la ministre Schauvliege envisage de chercher des solutions avec les communes et les provinces concernées.

La protection de forêts qui se situent en zone "étrangère" coûte cependant de l'argent. Les propriétaires concernés doivent en effet être dédommagés. Ce qui pourrait coûter plus de 100 millions d'euros.